Marc Houalla vient de prendre la tête de la deuxième plate-forme aéroportuaire française en termes de trafic.
Entretien quelques jours avant sa prise de fonctions officielle :

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Marc Houalla : Je suis très enthousiaste à l’idée de rejoindre le Groupe ADP. C’est une très belle entreprise dont l’image s’est énormément améliorée ces dernières années. Paris-Orly est un très bel aéroport, à la fois historique et tourné vers le futur. Enfin, la direction d’un aéroport est l’une des activités les plus intéressantes du transport aérien notamment car elle concourt à l’intégration de l’ensemble des acteurs du transport aérien.

L’aéroport Paris-Orly a plusieurs défis à relever…

M. H : J’en ai déjà bien pris conscience. A la fois en matière d’intermodalité avec la construction de la future gare mais aussi en matière de qualité de service grâce aux nouvelles infrastructures. Le bâtiment de jonction entre les terminaux existants permettra assurément d’améliorer le confort et l’accueil des passagers. Il ne faut pas oublier non plus le développement d’activités économiques. L’aéroport Paris-Orly se prête assurément à la mise en place du concept d’Airport City, le développement de l’activité économique dans la continuité de l’aéroport. Bref, à mon sens, Paris-Orly est une des plateformes européennes les plus intéressantes et je n’ai donc pas hésité longtemps lorsqu’on m’a proposé de prendre la direction de cet aéroport.

Vous évoluez dans l’aéronautique depuis longtemps ?

M. H : Depuis plus de 30 ans (voir encadré ci-dessous). Je suis resté notamment 9 ans à la tête de l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile), qui s’est fortement internationalisée ces dernières années. C’est aujourd’hui une école de référence dans le monde de l’aviation. Les accords de formation de l’ENAC avec les quatre grands acteurs internationaux de l’aviation, l’Oaci (Organisation de l’aviation civile internationale), l’Iata (Association internationale du transport aérien), l’Aci (Association mondiales des aéroports) et l’Easa (Agence européenne de la sécurité aérienne) en sont la preuve tangible. J’ai également dirigé l’aéroport de Marseille-Provence pendant 3 ans.

Votre style de management, comment le définiriez-vous ?

M. H : Un manager doit savoir s’adapter à son environnement, à ses collaborateurs, ainsi qu’à la culture d’entreprise. Cela suppose d’écouter et d’analyser. Je crois également qu’une organisation est d’autant plus efficace que les personnes, qui la composent, disposent d’une vraie délégation qui est source de motivation. Je suis aussi particulièrement réceptif à l’innovation. C’est un levier de différenciation très important et un moyen de se démarquer par rapport à la concurrence.

Comment jugez-vous le bilan de Franck Mereyde ?

M. H : Même si je viens à peine de prendre mes fonctions, il m’est très rapidement apparu que Franck a su développer des rapports d’écoute et de confiance avec l’ensemble des acteurs de l’aéroport Paris-Orly. Il a également mis en place une vraie dynamique de groupe et de réels leviers de motivation avec ses équipes. Je suis bien certain qu’il y a beaucoup d’autres points positifs du travail de Franck que je découvrirai au fur et à mesure de ma prise de fonction…